Il aura fallu un mois. Un mois après la nomination de quatre cadres du MoDem, dans le premier gouvernement d'Edouard Philippe, pour que celui-ci en soit déjà éjecté. François Bayrou qui devait être le pilote de la réforme sur la moralisation de la vie publique a été lui aussi contraint à la démission. Malgré tout, l'opération a été belle pour le parti centriste. Son alliance avec "La République En Marche" aura permis au parti d'acquérir 42 députés lors des élections législatives du 11 et 18 juin 2017 (en 2012, seuls 2 députés MoDem siégeaient au palais Bourbon). Presque impensable pour ce MoDem moribond, qui voyait depuis 2007 les échecs se succéder et la guigne s'ajouter. Car, même son alliance, pour les primaires de la droite et du centre, avec l'ultra-favori des sondages Alain Juppé, s'est fait écrasée par la surprise François Fillon.
Désormais le MoDem va se faire discret, attendant que la justice suive son cours. Et puis, tel un phénix qui renait de ses cendres, le MoDem - que les analystes pensaient déjà mort - s'est bien relevé de ses déconvenues. D'ailleurs, rien ne dit qu'Emmanuel Macron n'ait pas de nouveau besoin d'eux pour les futures réformes et élections...
Marielle De Sarnez et François Bayrou - tous deux MoDem et ministres - ont été contraints à la démission