• Néonicotinoïdes, tueurs d'abeilles : le gouvernement tourne autour du pot !

    C'est la première grande zizanie au sein du gouvernement : Stéphane Travert, ministre de l'agriculture, souhaitant lever l'interdiction d'un pesticide tueur d'abeilles, les néonicotinoïdes. Une aubaine pour les lobbies. Une position pas du tout appréciée par le ministre de l'écologie, Nicolas Hulot. Matignon a tranché : l'interdiction ne sera pas levée, mais...

     

     

    Gros couac sur les néonicotinoïdes, le pesticide tueur d'abeilles

     Et si l'écologie était bien le cadet des soucis du gouvernement ? RMC a dévoilé ce lundi 26 juin un document ministériel. Le gouvernement souhaiterait revenir sur la loi portant sur l'interdiction des néonicotinoïdes. Une action qui serait en totale contradiction avec la promesse du candidat Emmanuel Macron, lors de la campagne présidentielle de 2017 (voir la vidéo ci-dessous).

    Les lobbies et les firmes (Bayer, Syngenta, BASF…), ne s'en cachent pas : ce pesticide est bon pour la productivité et donc les finances... L'une des raisons pour lesquelles l'Union européenne n'a jamais souhaité agir. L'économie primant sur l'écologie. Les études - dont celle-ci - ont effectivement démontré que ce pesticide était l'un des responsables de la disparition de nos abeilles, insecte central dans la préservation de la biodiversité. D'autres études affirment que les néonicotinoïdes ont, également, un impact sur la santé humaine et le développement du cerveau. Ainsi, la France fait un peu exception à la règle puisqu'en mars 2015, le gouvernement votait l'interdiction des épandages aériens des néonicotinoïdes. A l'époque, parmi les opposants à cette interdiction :  Edouard Philippe, actuel premier ministre.

    Lui aussi n'a pas forcément la défense de l'environnement comme priorité : Stéphane Travert, ministre de l'agriculture, s'est justifié du document révélé par RMC. Pour lui, la France doit s'aligner sur l'Union européenne (voir vidéo ci-dessous). "Nous devons pouvoir autoriser des dérogations pour en permettre l’utilisation afin que nos producteurs continuent à travailler dans de bonnes conditions," a-t-il indiqué.

     

    Tous les regards se portaient alors sur le charismatique Nicolas Hulot, ministre de l'écologie. Ce dernier a évidemment rembarré la position du ministre de l'agriculture : les interdictions de néonicotinoïdes "ne seront pas levées, les arbitrages ont été rendus en ce sens". "Dès lors que la santé est mise en cause, je ne veux faire aucune concession" (...) Les arbitrages "ont déjà été faits, on ne va pas revenir sur la loi".

     

    Face à cette brouille entre écologie et intérêt financier, Matignon a dû réagir par un communiqué : "Le gouvernement a décidé de ne pas revenir sur les dispositions de la loi de 2016. Cet arbitrage a été pris à l’occasion d’une réunion tenue à Matignon le 21 juin."

    Matignon a choisi l'écologie ? Pas forcément. La dernière phrase du communiqué contredit et laisse planer l'ambiguïté :

    "La Commission européenne ayant émis certaines observations sur la réglementation française afin de s’assurer de la conformité du droit français, un travail est en cours avec les autorités européennes."

    Bref, si le gouvernement épouse les positions européennes : les pesticides néonicotinoïdes seront de nouveau autorisés sur le sol français. On attendra alors une énième réaction de Nicolas Hulot...

     

     

     

     


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