• La présidence E. Macron souhaitait moraliser la vie politique. Le candidat à la présidentielle assuraient que tous les candidats, élus et ministres de son mouvement "En Marche" seraient irréprochables. Mais E. Macron n'a pas rompu avec certaines pratiques qu'il promettait, pourtant, de rompre.

     

    Cachez ces soutiens que je ne saurais voir...

    6. 2 Juillet 2017 : Affaire Muriel Pénicaud (suite). Selon le "JDD", un courriel interne suggère que l'actuelle ministre du Travail - et ancienne directrice de Business France - avait bien été mise en garde sur d'éventuels coûts du déplacement d'Emmanuel Macron à Las Vegas, alors qu'il était ministre des Finances. Un fac-similé d’un courriel daté du 11 décembre 2015 de la directrice de la communication de Business France (BF) met clairement en cause Muriel Pénicaud : "Muriel, briefée par nos soins, ne fait rien. Donc elle gérera aussi quand la CdesC (Cour des comptes, ndlr) demandera des comptes à BF, ce ne sera pas faute d’avoir dit et redit".

    5. 30 juin 2017 : Affaire Muriel Pénicaud, ministre du travail, est soupçonnée d'avoir violé les règles de mise en concurrence. La ministre est visée  par une enquête préliminaire sur un voyage d'Emmanuel Macron à Las Vegas en janvier 2016. Emmanuel Macron était alors ministre de l'économie.  Le cabinet d'Emmanuel Macron à Bercy serait impliqué dans la prise de décision. Une affaire dont les sommes atteignent plusieurs centaines de milliers d'euros. L'information a été dévoilée par le journal "Libération" : "L’organisme, que dirigeait Muriel Pénicaud à l’époque, est suspecté de s’être affranchi de la procédure d’appel d’offres en confiant à Havas une grande partie des prestations relatives à l’organisation de cet événement où était présent Emmanuel Macron."

    Alors que Muriel Pénicaud doit engager la réforme du travail, le porte-parole du gouvernement a tenté d'étouffer l'affaire. En effet,, Christophe Castaner a demandé à la presse de "ne pas chercher à affaiblir" la ministre. Comme le rappelle le Huffington Post, "cet argument est surprenant puisqu'il n'avait pas été mis en avant pour François Bayrou, lui aussi en charge d'une loi importante -sur la moralisation de la vie publique- et contraint de démissionner après l'ouverture d'une enquête sur les assistants européens du Modem".

     

    4. Juin 2017 : Ces neuf candidats investis aux législatives par "La République En Marche" qui font entorse à la morale et à l'engagement d'exemplarité, promis par Emmanuel Macron. (Article Le Figaro).

     

     

    3. Mai 2017 : L'affaire Alain Tourret. Mediapart révèle que le député investi "En Marche", Alain Tourret aurait abusé de son indemnité parlementaire. Ainsi, A. Tourret aurait utilisé son IRFM - censée couvrir ses frais de mandat - (5300 euros par mois pendant tout le mandat) pour l'achat d'un voyage au Sénégal, d'une télévision, de parties de golf, etc. L'élu avoue avoir "commis plusieurs erreurs d'imputation" et, suite à l'affaire, remboursé une partie des montants pour 16000 euros. Paradoxe : Alain Tourret fait partie des conseillers du président Emmanuel Macron sur le chantier de la moralisation de la vie politique.

     

     

    2. Mai 2017 : L'affaire Ferrand. 

    Emmanuel Macron a-t-il vraiment renouvelé la politique ?Richard Ferrand était l'un des bras droits et très proche soutien d'Emmanuel Macron pour son accession à la tête de l'Etat en 2012. Quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, le député Richard Ferrand devait déjà faire face à une affaire, ressemblant fortement à celle qui avait secoué l'ex-premier ministre François Fillon ("le Fillon gate") durant la campagne présidentielle de 2017.

    En bref : Richard Ferrand est mis en cause dans :

    1) un montage immobilier juteux, impliquant sa femme.  Sa femme  se serait ainsi constitué un patrimoine de 402 000 euros, sans avoir déboursé le moindre centime pour l'acquisition.

    2) un conflit d'intérêt. Après avoir été directeur général du réseau des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand est resté chargé de mission de l'organisation, rémunéré 1 250 euros par mois, pendant tout son mandat de député entre 2012-2017. En outre, en octobre 2012, il co-signe une proposition de loi qui vise « à permettre aux mutuelles de mettre en place des réseaux de soins », comportant des tarifs avantageux pour ses adhérents. Aussi, des contrats auraient été conclus avec les Mutuelles de Bretagne, aux bénéfices de l'ex-épouse de Richard Ferrand et de son actuelle compagne.

    3) l'embauche de son fils comme assistant parlementaire, durant cinq mois, pour un montant total net de 6 800 euros. Ce à quoi il a répondu : "Pas simple de trouver un jeune qui sait lire" en Centre-Bretagne. Quand l'insulte devient un moyen de défense... maladroite.

     

    L'affaire Richard Ferrand en cinq questions :

    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/05/31/l-affaire-richard-ferrand-en-cinq-questions_5136649_4355770.html

     

     

    1. Mai 2017 : Pierre Cabaré, condamné à une peine d'inéligibilité en 2003, est investi "La République En Marche" (parti soutenu et créé par Emmanuel Macron). Pourtant, le Président en avait fait son argument de campagne : ce sera la fin de la vieille politique. Début mai, son proche conseiller Richard Ferrand avait rappelé qu'aucun candidat ne serait investi par LREM si son casier judiciaire n'était pas vierge ou s'il avait été condamné pour une peine d'inéligibilité. Finalement, le renouvellement, ce ne sera pas pour tout de suite...

     

     


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